Un parc urbain à la Porte de Ninove

2016 – 2018     Ville de Bruxelles, Molenbeek-Saint-Jean

De chancre urbain, la Porte de Ninove arbora d’ici 2018 un tout autre visage. La Région bruxelloise opère actuellement le réaménagement complet des espaces publics de la Porte de Ninove, qui inclut des nouvelles voiries, de nouveaux trottoirs et pistes cyclables, des voies de tram déplacées et l’aménagement d’un vaste parc qui évoluera selon les demandes des citoyens.

Ce lieu était depuis des années un chancre vide. Il est appelé aujourd’hui à devenir un espace vert et animé qui fera le lien entre les trois quartiers qui l’entourent. Dynamique, en évolution permanente, la zone possède un grand potentiel pour devenir un nouveau pôle attractif. A la fois pour les habitants, les usagers mais aussi à l’échelle de la Région.

Le projet de réaménagement de la Porte de Ninove vise ainsi à améliorer la qualité de vie en ville et ambitionne une revalorisation de l’espace urbain, tout en intégrant plus d’espaces verts et l’élément d’eau dans la ville. Concrètement, l’ensemble de l’espace public en cours de réalisation vise à restructurer la voirie, au bénéfice des usagers des transports en commun, des piétons, des cyclistes et des automobilistes, mais également en créant un nouveau parc.

En terme de mobilité, ce projet ambitionne d’alléger la pression sur les quartiers résidentiels aux alentours via l’amélioration de la fluidité du trafic automobile sur la Petite Ceinture. Actuellement, le trafic dans la zone est très chaotique, avec des pistes cyclables et des trottoirs peu nombreux. Une fois les travaux finalisés, on retrouvera un carrefour unique équipé de feux de signalisation sur la Petite Ceinture, contre trois actuellement. Des pistes cyclables et de larges trottoirs sont en cours d’aménagement. Plus de fluidité donc et moins de zones de danger pour les usagers faibles. Le permis d’urbanisme du nouveau parc octroyé, les travaux du nouveau parc débuteront très prochainement, dans un quartier qui manque cruellement d’espaces verts.

Suite au dialogue et au processus citoyen initié avec les habitant, l’idée d’un véritable poumon vert et d’un espace central unitaire a émergé. Le Gouvernement bruxellois a ainsi décidé d’aménager un espace vert ouvert et libre, qui ne sera pas scindé en zones avec des sentiers. En jouant avec le relief, il y aura des endroits un peu plus isolés des autres dans le parc, ce qui engendrera l’apaisement. La topographie est telle qu’il y aura toujours une vue sur l’environnement, ce qui profite à la sécurité et au contrôle social.

Le dessin du parc recherche ainsi une couverture végétale maximale. Une vaste prairie de plus de 170 m de long est aménagée au centre du parc. Autour de la prairie, un «cadre» accueille les différentes circulations et le mobilier. Le cadre offre également de nombreuses îles végétalisées, traitées comme des jardins. La composition du parc s’organise sur des lignes courbes et douces.

La présence d’eau dans la zone inférieure du parc fera référence à l’ancienne présence de l’écluse et rend hommage à l’historique du site. Cette zone humide dans le parc deviendra un jardin avec de la végétation spécifique.