Rénovation des ponts et viaducs

 2017 – …      Région de Bruxelles-Capitale

Après l’inspection en profondeur en 2016 et 2017 de l’ensemble des viaducs et ponts par des bureaux d’experts indépendants, le Gouvernement bruxellois a adopté un Programme pluriannuel d’investissement pour les ponts et viaducs. Ce document fixe les investissements et les actions à entreprendre au niveau de ces infrastructures dans les années à venir en intégrant tant les travaux à effectuer à court, moyen et plus long terme.

La Région dispose désormais d’une carte d’identité et d’une vue globale de l’état des 138 ouvrages d’art de la capitale. Se basant sur la méthodologie adoptée en 2016 pour l’élaboration du Programme Pluriannuel d’Investissement (PPI) pour les tunnels, Bruxelles-Mobilité a été chargée de rédiger un PPI pour les ponts et les viaducs. Grâce à ce nouveau programme, la Région dispose désormais d’un programme structuré, budgétisé et plannifié pour l’entretien et la rénovation de ces ouvrages d’art. Les ponts feront, dans les années à venir, l’objet d’un entretien et d’un monitoring spécifique pour éviter une réédition de la problématique des tunnels. Avec ce second PPI spécifique, la région prends ses responsabilités pour offrir aux bruxellois des infrastructures de qualité pour les années à venir.

La Région bruxelloise compte 92 ponts/ viaducs ou passerelles. 68 sont gérés par Bruxelles Mobilité, 8 sont cogérés avec Infrabel et les ouvrages restant sont de la responsabilité unique d’Infrabel.

Grâce à une classification des ouvrages d’art allant de A (ouvrages dangereux) à F (ouvrages sans défaut), les autorités disposent d’une vue globale sur les actions à mener pour l’entretien des ponts et viaducs dans les années à venir.

La principale conclusion des experts est la suivante « aucune nouvelle mise en évidence de ponts nécessitant une classification A2 (ouvrage dangereux) nécessitant une limitation ou une interdiction de circulation ». Pour rappel, le pont de la la Petite-île est fermé à la circulation depuis 2 ans et un permis d’urbanisme pour une reconstruction est désormais à l’instruction.

Entre 2018 et 2021, 24 millions d’euro seront nécessaires et sont d’ores et déjà programmés au budget pour les inspections, les travaux de sécurité, les travaux d’entretien et de réparation.

Des actions à court terme sont en cours (remise en état de glissières, interventions sur les équipements en voirie). Tandis que les intervention à moyen et long terme comme la dévégétalisation, les réparations aux étanchéités et aux bétons sont désormais planifiées et budgétisées dans les 4 ans.