Good Move, le Plan régional de Mobilité

2014 – …       Région de Bruxelles-Capitale

La mobilité est un enjeu vital pour la Région de Bruxelles-Capitale. Avec Good Move, le Gouvernement a lancé un processus dynamique et participatif pour élaborer son nouveau Plan Régional de Mobilité qui aura une valeur réglementaire. La Campagne Good Move visait à accompagner la participation et l’élaboration de ce plan auprès des citoyens. Le Plan Régional de Mobilité a depuis lors été adopté par le Gouvernement bruxellois.

Lors de la création de la Région de Bruxelles-Capitale en 1989, un premier plan de mobilité avait été mis en place avec le plan IRIS 1 qui lançait les premiers jalons pour une mobilité équilibrée, au service du développement de la Région. En 2010, le plan IRIS 2 a pris la relève, avec l’ambition de réduire le trafic automobile de 20 %, de garantir l’accessibilité régionale et de promouvoir la qualité de vie des bruxellois. Ce plan stratégique fixait de grandes orientations et proposait déjà des mesures pour améliorer la mobilité.

Depuis plusieurs années, la Région bruxelloise travaillait à l’élaboration d’un nouveau plan de mobilité régionale. Notre ville est en effet confrontée à des changements importants et des défis majeurs. La mise en place d’une politique de mobilité ambitieuse et cohérente pour la prochaine décennie était dès lors nécessaire.

Prolongeant la vision d’IRIS 2 en faveur d’une mobilité durable, le nouveau Plan se veut plus concret et plus précis pour la période 2018-2028. Mais pour anticiper les évolutions de nos sociétés, notamment les changements d’habitudes en matière de déplacement et les nouvelles technologies numériques, la volonté est aussi d’intégrer des perspectives à plus long terme encore. Le nouveau Plan veut passer de la vision de la mobilité à celle des mobilités, plurielles et partagées.

Au-delà de la consultation officielle des Communes, prévue par l’Ordonnance régionale, Le plan régional Good Move est surtout une démarche citoyenne dynamique et participative. Les citoyens ont ainsi été étroitement impliqués dans le développement du nouveau plan de mobilité. En 2017, les bruxellois ont eu l’opportunité d’adresser leurs propres idées via la plateforme «Good Move by Citizens» et un panel de citoyens s’est également réuni pendant trois week-ends au Parlement bruxellois sur le thème de la mobilité. Les recommandations des 40 citoyens tirés au sort à l’initiative « Make your Brussels Mobility » ont également été réutilisées dans le cadre de la démarche Good Move.

Le 04 avril 2019, le Gouvernement bruxellois a approuvé aujourd’hui le plan Good Move, le plan régional de mobilité pour les 10 prochaines années. Il fera maintenant l’objet d’une enquête publique pour que le prochain Gouvernement bruxellois puisse l’approuver de manière définitive et se mettre au travail.

Ce plan met la sécurité et la qualité de vie au centre de sa démarche en misant sur la circulation apaisée dans les quartiers, en renforçant le transport public, en diminuant le besoin de posséder une voiture particulière et en améliorant la gestion du trafic automobile entrant dans la capitale. Concrètement, il vise une réduction de 24 % de l’utilisation de la voiture et à multiplier par quatre la part les déplacements à vélo.

Quelles sont les mesures concrètes ?

Avant toute chose, ce plan prévoit la spécialisation des voiries. Il fait la distingue les axes d’entrées et de connexion, les chaussées et voiries de quartier. Dans ce réseau, 50 quartiers à circulation apaisée doivent être créés, dans lesquels vaudra une limitation de vitesse à 30 km/h.

Le plan est également très ambitieux en matière de transport public dans le prolongement direct du nouveau contrat de gestion de la STIB. Ainsi, la finalisation du prolongement du métro vers le nord est cruciale, mais on étudie également le prolongement vers le sud via Albert et vers l’ouest en direction de Berchem ou Grand-Bigard.

Le plan mise aussi sur le tram, avec le prolongement de la ligne 9 vers le Heysel, une nouvelle ligne de tram vers Neder-over-Heembeek et une connexion de la Gare du Nord vers Laeken via Tour & Taxi.

Le vélo constitue aussi un des piliers de ce plan. Nous voulons créer des autoroutes cyclables le long des voies ferrées et nous attaquer au danger que posent aujourd’hui les barrières et traversées, comme à Sainctelette, De Trooz, Vandervelde, Meiser et aux carrefours de la Petite Ceinture. Ces dernières années, le nombre de cyclistes a doublé, mais nous devons encore aller plus loin, plus vite. Bruxelles doit devenir une ville cyclable et cette ambition est heureusement largement partagée aujourd’hui.

Il convient en outre de repenser un certain nombre de voies d’accès à la ville. Le Gouvernement bruxellois a déjà pris des décisions de principe en ce qui concerne l’A12 et l’E40 à Reyers en vue de les déclasser pour en faire des boulevards urbains, nous voulons cependant aller encore plus loin avec ce plan.

Enfin, le plan s’inscrit également dans une démarche MaaS (mobility as a service) et vise à proposer des choix de mobilité intégrés aux usagers dans l’ensemble de la Région. Le STIB collaborera à cet effet avec les partenaires privés et publics.

Pour toutes les informations sur la campagne be Good Move, rendez-vous sur le site web suivant. 

Le Projet de Plan Régional de Mobilité est consultable via le lien suivant.